Innovation : travailler dans une entreprise libérée

La notion d’entreprise libérée existe depuis 1958 mais elle a été popularisée dans le livre « Liberté & Cie » de Brian Carney et Isaac Getz. Elle offre un regard positif sur l’homme, sur le collaborateur, sur le patron, sur le manager et tout simplement sur cette nouvelle façon de travailler ensemble.

Mais est-ce une utopie ? Peut-on véritablement innover en travaillant dans une telle entreprise ?

Comprendre le concept d’entreprise libérée

 

Une entreprise libérée est un type d’entreprise qui s’affranchit du modèle traditionnel de management, qui se libère totalement des méthodes du passé qui ne fonctionne plus parce qu’elles génèrent du stress chez les salariés et les collaborateurs.

L’idée n’est pas, a priori révolutionnaire, et pourtant elle apporte un vent nouveau dans l’univers du management. Elle repose sur le fait que les collaborateurs et salariés sont souvent les mieux placés pour identifier les éventuels changements à opérer en entreprise pour que celle-ci se développe.

Il suffit alors de prendre en considération leur avis et de leur donner davantage d’autonomie dans leur travail.

 

En somme, on peut résumer le concept d’entreprise libérée par une équation tout simple, à savoir liberté + responsabilité = performance et travail.

Devenir davantage responsable

 

Dans une entreprise libérée, l’organisation hiérarchique est entièrement chamboulée et par conséquent, la politique de rémunération s’en trouve aussi modifiée car celle-ci est devenue plus juste et plus motivante.

Une des finalités de travailler au sein d’une entreprise libérée est bien entendu d’offrir une certaine liberté d’action dans le processus d’évolution et de développement de l’entreprise. C’est aussi proposer une plus grande responsabilité car il est difficile d’exiger d’un collaborateur d’être responsable d’un résultat quelconque s’il ne dispose de la liberté et des moyens pour y parvenir.

Un regard positif

Travailler dans une entreprise libérée, c’est offrir un regard réaliste de l’homme car on part du postulat que les salariés et collaborateurs cherchent à obtenir davantage de responsabilités, qu’ils sont à la fois intelligents et créatifs et qu’ils peuvent participer activement à l’avance de projets.

 

Un second aspect est le regard positif sur le travail en lui-même.

 

Dans une entreprise libérée, le travail n’est pas ou plus perçu comme une obligation ou un lieu de souffrances pour certains. C’est aujourd’hui un lieu de satisfaction, un endroit où l’on apprend à se respecter, où l’on apprend tous les jours davantage sur soi, un véritable lieu d’apprentissage où l’on se réalise.

Enfin, le dernier point est le regard positif sur sa hiérarchie, notamment son patron.

Même si dans beaucoup d’entreprise, le patron jouit d’une image positive auprès de ses salariés ou collaborateurs – c’est notamment le cas dans les startups où la communication au sein de la hiérarchie est omniprésente -, l’entreprise libérée apporte une dimension supplémentaire.

Chacun apprécie son patron parce qu’il se montre bienveillant avec eux, parce qu’il les écoute et prend en compte leurs considérations.

Il ne dicte pas les solutions mais en discute avec eux, il sollicite ses collaborateurs, il attend que l’action émerge de leur côté.

 

Dans une entreprise libérée, les besoins psychologiques de chacun sont respectés tout en s’assurant que chacun dispose des moyens matériels nécessaires pour avancer.